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- 5 bons réflexes pour voyager avec le syndrome de l'intestin irritable
Les vacances sont synonymes de découverte, de détente… mais aussi parfois d'appréhension lorsque l'on souffre du syndrome de l'intestin irritable (SII). Comment gérer le changement de régime alimentaire, les longs trajets, la disponibilité des toilettes... autant de questions susceptibles de gâcher le plaisir du séjour. Pour en profiter pleinement, voici quelques habitudes simples pour voyager plus sereinement. 1. Manger léger En voyage, l'objectif est de limiter les excès qui peuvent favoriser l'apparition de symptômes digestifs : éviter les repas trop copieux : ne vous obligez pas à finir ! modérer les aliments très gras (fritures, aliments panés), les sauces et les épices fortes, qui peuvent favoriser les inconforts ; préférer des viandes, poissons et légumes bien cuits, particulièrement lorsque vous voyagez dans des pays où les règles d'hygiène alimentaire peuvent être différentes. Si possible, choisissez des aliments que vous connaissez et que vous tolérez habituellement. 2. Bien s'hydrater Les longs trajets, la chaleur ou les journées de visite favorisent la déshydratation, qui peut aggraver certains troubles digestifs. Pour éviter cela : pensez à boire régulièrement au cours de la journée, en privilégiant l'eau à température ambiante et en évitant l'eau glacée qui peut être source d'inconfort ; essayez de modérer les boissons alcoolisées, le café et les boissons excitantes, qui peuvent stimuler le transit chez certaines personnes. 3. Prévoir un petit kit spécial transit Un kit de secours glissé dans un sac peut apporter beaucoup de sérénité. Selon les recommandations de votre médecin ou de votre pharmacien, vous pouvez prévoir : un traitement contre la diarrhée ou un laxatif selon la nature de vos symptômes ; un antispasmodique en cas de douleurs abdominales ; du gel hydroalcoolique ; des mouchoirs et/ou lingettes. Le fait d'avoir ces indispensables à portée de main permet souvent de voyager avec davantage de confiance. 4. S'apaiser grâce à la respiration Le stress n'est pas responsable du syndrome de l'intestin irritable, mais peut amplifier les symptômes chez de nombreuses personnes. Avant un trajet en avion, un repas au restaurant ou toute autre situation que vous appréhendez, prenez cinq minutes pour pratiquer un exercice de cohérence cardiaque (via des applications gratuites telles que Cohera©, RespiRelax©, ou Respire©). Cette technique aide à diminuer la tension et à apaiser l'hypersensibilité digestive. 5. S'autoriser à en profiter Ne laissez pas votre intestin décider de votre programme : il est normal d'avoir des appréhensions, mais essayer d'anticiper systématiquement le pire entretient souvent le stress, et parfois les symptômes. À l'inverse, concentrez-vous sur ce que vous allez découvrir, les moments agréables à partager et les solutions que vous avez déjà mises en place. Avoir confiance en votre capacité à gérer d'éventuels inconforts permet souvent de vivre les vacances plus sereinement. En résumé Voyager avec un syndrome de l'intestin irritable demande un peu d'anticipation, mais certainement pas de renoncer au plaisir des vacances. Une alimentation adaptée à vos tolérances, une bonne hydratation, un kit de secours, quelques minutes de cohérence cardiaque et un état d'esprit positif constituent cinq réflexes simples pour profiter pleinement de votre séjour. #siienvoyage
- L'eau, meilleure alliée de votre digestion ?
Notre système digestif est un grand consommateur de liquides : salive, dissolution des nutriments, régulation du transit,... L'eau joue donc un rôle central dans chaque étape de la digestion. Lorsque les températures montent, les besoins hydriques sont augmentés et la sensibilité intestinale peut être exacerbée : il est donc primordial de s'hydrater correctement ! Une déshydratation, même légère, peut accentuer les douleurs abdominales, notamment chez les personnes souffrant du syndrome de l'intestin irritable (SII). Voici quelques bons réflexes à adopter pour préserver votre confort digestif : 💧 Visez la régularité Boire un litre d’eau d’un coup ne sert à rien, si ce n'est à surcharger l'estomac. L'astuce est de boire par petites gorgées tout au long de la journée, en augmentant sa consommation en cas de forte chaleur. 🌡️ Attention aux boissons glacées Les boissons très froides peuvent provoquer des spasmes au niveau de l'estomac, ainsi que des crampes abdominales et des accélérations de transit, notamment en cas de sensibilité digestive. Privilégiez l'eau à température ambiante ou fraîche, mais pas glacée. 🍉 Mangez votre eau ! L'hydratation passe aussi par l'assiette. Mettez à l'honneur les fruits et légumes gorgés d'eau (concombre, courgette, tomate, melon, pastèque...), de préférence sans peau ni pépins pour les intestins sensibles. ☕ Limitez les "faux amis" qui déshydratent Le café, le thé fort et l'alcool ont un effet diurétique, c'est-à-dire qu'ils favorisent la perte d'eau. De même, les boissons sucrées ou sodas peuvent augmenter la soif mais également favoriser les ballonnements par fermentation. En conclusion, optimiser son hydratation c'est prendre soin de sa santé et de ses intestins, surtout lorsque la chaleur s'en mêle. Avez-vous pensé à boire votre verre d'eau en lisant cet article ?
- Salades et crudités : gérer l’alimentation estivale et le confort digestif
Quoi de plus attrayant que des crudités bien fraîches et de belles salades composées par temps chaud ? En cas d’intestin irritable (SII), cela peut s’avérer délicat à gérer sur le plan digestif. En effet, une grande quantité de légumes, notamment crus, peut favoriser certains inconforts tels que les ballonnements ou les accélérations de transit. Voici quelques conseils pour en profiter tout en évitant ces désagréments : Privilégier les repas composés : Il peut être tentant de préparer des repas « tout légumes », surtout en cas de forte chaleur. Toutefois, pour une digestion optimale, il est recommandé de composer des repas à 3 items intégrant des féculents, des légumes et des protéines. Par exemple, une salade de pâtes aux tomates et aux concombres agrémentée de morceaux de poulet. Peler et épépiner pour mieux digérer : Il est préférable de consommer certains légumes sans peau et sans pépins, notamment les concombres, les tomates ou les poivrons. En éliminant la peau et les graines peu digestes, vous réduisez le risque d’inconfort digestif, tout en conservant les nutriments essentiels. N’abusez donc pas des tomates cerises, qui s’épluchent difficilement. Bien mâcher, bien s’hydrater : Une bonne digestion commence dans la bouche. Il est essentiel de bien mastiquer vos aliments pour faciliter leur assimilation, particulièrement les fibres dures (légumes et fruits crus). Cela peut également contribuer à vous sentir rassasié plus rapidement. Par ailleurs, n’oubliez pas de bien vous hydrater tout au long de la journée, sans boire de trop grandes quantités en mangeant au risque de provoquer des lourdeurs en fin de repas. En résumé, la façon de manger est aussi importante que ce que vous mettez dans votre assiette : prenez votre temps à table, variez vos repas, et n’hésitez pas à expérimenter différentes combinaisons d’aliments pour trouver ce qui fonctionne le mieux pour vous !
- Idées lecture
2 romans graphiques traitant de la maladie de Crohn à travers le parcours de leur auteur : il s'agit d'une pathologie différente du SII , mais qui présente des symptômes digestifs et des retentissements dans la vie quotidienne qui vont parler à de nombreux colopathes. "Ma Crohn de vie" de Juliette Mercier (alias @stomiebusy sur les réseaux sociaux) qui retrace l'évolution de sa maladie depuis l'adolescence, ses impacts au quotidien et le sujet méconnu de la stomie digestive. Un ouvrage pétillant, plein d'humour et d'auto-dérision, malgré les moments difficiles vécus par l'auteure. En prime, plein de pépites à découvrir sur le compte Instagram de @stomiebusy ! "Carnet de Santé Foireuse" de Pozla : on y découvre la longue errance médicale de l'auteur, son parcours hospitalier et post opératoire durant lesquels il a tenu un carnet illustrant sa maladie, ses traitements, ses sensations et perceptions... avec là aussi une bonne dose d'humour, on passe par toutes les émotions. La représentation graphique des ressentis est dingue ! On retrouve dans les deux ouvrages : 🔎 Le tabou des toilettes, avec des situations vraiment pas simples à vivre, 🔎 Le rôle précieux de l'entourage, indirectement affecté par la maladie, 🔎 L'importance de persévérer pour trouver la bonne équipe médicale, 🔎 Des rappels physiopathologiques très intéressants si vous vous intéressez de près au système digestif. A la fois instructives, drôles et touchantes, ces BD se lisent d'une traite... et se digèrent facilement !
- Les recettes digestes #1 : lunch box express en bocal
Un repas complet et digeste prêt en 5 minutes chrono, ça ne vous paraît pas possible ? Défi pourtant relevé avec ce bouillon garni en bocal d’inspiration asiatique ! Matériel : 1 bocal hermétique d’au moins 50 cl 1 bouilloire Ingrédients (1 personne) : 60 g de vermicelles de riz 100 g de crevettes décortiquées 1 poignée d’épinards frais (environ 50 g) ½ cube de bouillon de volaille* 1 filet de sauce soja salée Coriandre fraiche (à remplacer éventuellement par de la ciboulette ou du basilic) Préparation : Placer dans le bocal (en tassant si nécessaire) : le demi-cube de bouillon, les v*ermicelles de riz, les épinards et les crevettes. Faire bouillir 25 cl d’eau et les verser immédiatement dans le bocal. Refermer, secouer pour bien mélanger et patienter 3 minutes. Rouvrir le bocal puis ajouter la sauce soja et l’aromate. Déguster aussitôt ! * choisir de préférence un bouillon à teneur réduite en sel. Pour les personne ayant de fortes sensibilités à certains condiments potentiellement présents dans le cube (oignon, ail), préférer un bouillon maison. Les crevettes peuvent être remplacées par des morceaux de poulet ou encore de tofu fumé pour une version végé.
- SII et fatigue chronique
De nombreux colopathes expérimentent la fatigue qui accompagne le SII certains jours : 54 % des patients atteints du SII affirment souffrir de fatigue chronique* selon l’APSSII (association des patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable). *situation de fatigue récurrente liée aux troubles digestifs, à ne pas confondre avec le syndrome de fatigue chronique qui est une pathologie en soi. Il s’agit, après une nuit apparemment « normale », de se réveiller avec une sensation de fatigue écrasante qui persiste toute la journée, à mi-chemin entre les conséquences d’une insomnie et d’une gueule de bois. Pourtant, vous vous êtes couché tôt et n’avez pas bu une goutte d’alcool la veille ! Dans mon cas, cela augure la plupart du temps une journée compliquée sur le plan digestif. La fatigue est-elle une cause ou une conséquence du SII ? probablement un peu des deux : -> une cause : un organisme fatigué, notamment par manque de sommeil, concentre son énergie sur certaines fonctions vitales, ce qui peut rendre la digestion moins efficace ; -> une conséquence : le système digestif monopolise beaucoup d’énergie pour « gérer » ses troubles fonctionnels (assimilation, contractions, inflammation…) et dégrade la qualité du sommeil, car il est loin d’être inactif la nuit. Mes solutions pour gérer la fatigue en lien avec le SII : - boire beaucoup d’eau et/ou de la tisane, ne pas abuser du café, du thé ou des excitants qui sont aussi des irritants, - tenter de se reposer en journée avec une sieste, même très courte, si cela est possible, - privilégier des repas légers adaptés à votre confort intestinal, afin de ne pas surcharger le travail digestif. Enfin, il s’agit de comprendre les déclencheurs de cette situation de fatigue, en analysant le rythme de vie des jours précédents, notamment sur le plan de l’alimentation, du stress et des émotions, afin de pouvoir travailler sur des points spécifiques, voire de changer durablement certaines habitudes. Pour cela, il est utile d’être accompagné afin de progresser sur cette problématique et sur les différents aspects de la maladie. Et vous, comment gérez-vous la fatigue liée au SII ?
- Je me présente !
Je suis Romain, colopathe depuis 15 ans et diagnostiqué SII depuis une dizaine d’années. Diététicien à Angers (49), je travaille spécifiquement sur cette thématique. Chacun, chacune a une histoire différente avec le SII. Pour ma part, il a fallu des années pour comprendre qu’il n’existait pas une solution magique pour aller mieux, mais plutôt un faisceau de moyens qui interagissent et nécessitent des adaptations de l’hygiène de vie sur divers plans. Nous reviendrons sur les moyens d’apaiser les symptômes du SII dans de prochains posts ! En attendant, je vous livre 3 clés qui m’aident à appréhender la maladie au quotidien : - considérer que le corps dans son ensemble a une influence sur SII : il est donc nécessaire d’agir à plusieurs niveaux et pas seulement sur l’aspect digestif. - considérer l’intestin comme un allié et non un ennemi : il est en première ligne et gère tout cela du mieux qu’il peut. - vivre avec le SII demande d’ être attentif à sa santé physique et émotionnelle , ce que j’aurais peut-être négligé si je n’avais pas une pathologie digestive ! Bien sûr, il y a des jours avec et des jours sans, mais en adaptant votre état d’esprit, vous faites déjà une partie importante du travail et créez de bonnes conditions pour composer plus sereinement avec le SII. Une dernière clé, peut-être la plus importante : vous lisez cet article, donc vous n’êtes pas seul(e)s ! Des professionnels ainsi que d’autres colopathes peuvent vous accompagner, sur la base d'informations fiables, notamment via l’Association des Patients Souffrant du Syndrome de l’Intestin Irritable (APSSII) : https://apssii.org/ Et vous, quel est votre état d'esprit face au SII ?
- Ouverture du blog : pourquoi et pour qui ?
Centre de la digestion et des émotions, le ventre est un système complexe, sous influence de nombreux facteurs et qui réagit différemment selon chaque personne. Il y a ceux pour qui la digestion n'est pas une préoccupation, la mécanique est bien huilée. Il y a ceux qui ont quelques ratés de temps en temps, sans conséquence et sans gravité, ils savent ce qui leur convient et à quoi faire attention. Et il y a ceux pour qui la machine dysfonctionne jusqu'à rendre le quotidien infernal : quand s’invitent régulièrement les maux de ventre, diarrhée, constipation, ballonnements,… la vie sociale, professionnelle et personnelle devient difficile à gérer. Que faire dans cette situation ? Comment trouver des solutions ? Pour répondre à ces questions, il est important de commencer par en parler . C’est ce que je vous propose ici : un espace de témoignages, d’échanges et de soutien autour des ventres qui vont mal, des douleurs et des problèmes de transit qui pourrissent la vie, un sujet sur lequel s’étendent encore trop peu les professionnels de santé et les médias. De quoi parle-t-on ? Du syndrome de l’intestin irritable (SII) et plus globalement des troubles digestifs chroniques : une pathologie plurifactorielle (oui, il s’agit bien d’une maladie !) entraînant des symptômes digestifs et extra-digestifs. La terminologie suivante sera utilisée dans les posts : SII pour désigner le syndrome de l’intestin irritable Colopathe pour désigner les personnes souffrant de troubles digestifs chroniques, dont fait partie le SII. Pour qui ? Pour toute personne souffrant d’un SII ou de troubles digestifs non diagnostiqués SII ; mais également pour des proches désirant mieux comprendre la façon dont on vit avec la maladie. Quel type de contenu ? Des témoignages , relevant de mon expérience personnelle ou de personnes souhaitant le partager ici. Des articles thématiques , sur des aspects de la maladie, notamment les liens avec l’alimentation et l’hygiène de vie. Des pistes pour améliorer vos symptômes et mieux gérer votre maladie. Des rencontres autour de la prise en charge pluridisciplinaire des troubles digestifs. Un espace de partage avant tout !








